PRESENTATION de St SYMPHORIEN

 

SAINT SYMPHORIEN sous CHOMERAC

Ardèche

 

 

PRESENTATION

 

 

 L'Helvie est romaine dès 121 AJC. et la villae du 1er siècle, établie au lieu-dit de nos jours Ste Colombe, à Baix, possède une annexe Sennec (Sennac ? : propriété d'un vétéran romain récompensé, ou d'une famille gauloise romanisée. La villae rustique était importante.).

 Avec Constantin, le christianisme devient religion d'Etat (en 315). Théodose, en 392 ordonne la destruction des temples païens. Dès lors, SENAC a pu être constitué en paroisse. A partir du Ve Siècle St Martin de Tours et ses disciples luttent contre le paganisme des campagnes. SENAC quelque peu hérétique reçoit un Saint patron jeune, efficace : SYMPHORIEN,  martyr à Autun pour avoir refusé d'honorer Cybèle, déesse de la fécondité, alors à la mode en Gaule.

En 1112,au Moyen Âge, une donation fait entrer la paroisse  Sanctust Symphorianus de Senec dans le domaine du Prieuré  Bénédictin Conventuel St Pierre de Rompon, alors dépendance de l'abbaye bénédictine de Cluny.

Pour l'encyclopédie  Quillet, Symphorien fut martyr à Autun vers 178, sous Marc Aurèle. Dom  Ruinart (Bibliothèque Nationale) soutient une autre hagiographie qui date l'événement en 270, sous Aurélien.

Quoi qu'il en soit, le saint est fêté le 22 Août et son nom répandu dès le V° Siècle sous l'impulsion des disciples de Saint Martin   de Tours.

En France une vingtaine de communes portent encore ce vocable. Des chapelles : St Symphorien de Boussargues à Sabran (Gard), le Football Club de Metz, un important quartier de Tours, un château du vignoble bordelais, sans oublier le tableau du « Martyr de St Symphorien » signé Ingres...

Postérieurement, au XVIe siècle, la paroisse sera dite de Saint   Symphorien en St Alban, puis de St Symphorien, ensuite de St Symphorien d'Ozon en raison des Mandements locaux. Enfin en 1956 de St Symphorien sous Chomérac pour cause de confusion postale et d'altitude!

Construite sur le temple de la riche villa rustique dite « Ste Colombe » à Baix, l'église, succursale depuis le 31 Mars 1841, a été longtemps une chapelle funéraire. Son cimetière, désaffecté en 1875, disparaît avec les travaux du remembrement.

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LA SAGA de SAINT  SYMPHORIEN sous CHOMERAC

PAR   Roger  MARIUS

1995

 

Les nombres entre parenthèse renvoient à la page 2 du document ci-dessous

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PRESENTATION de SAINT SYMPHORIEN sous CHOMERAC

PAR   Roger  MARIUS

POUR "LA CONFRERIE DE SAINT SYMPHORIEN"

 Ecrit le 09 septembre 1999

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       Saint Symphorien sous Chomérac (Ardèche): Une commune de 786 ha.Dans la moyenne vallée de La Payre. A Brune (Alt.110) Valanginien, berrassien. Les 2/3 du territoire sont une partie du Gras, ici Alt.400. Terrains sédimentaires, ère secondaire, calcaires du Jurassique su­périeur, karstiques. Dominante kimméridgienne et thitonique. Partie septentrionale, séparée par les épanchements volcaniques du Coiron, d'un même massif, plus important, au Sud (Bas Vivarais). Climat sous forte influence méditerranéenne. Végétation xérophile, chênaie...

      Quelques homo sapiens sapiens, en cours de sédentarisation l'occupent au temps du paléolithique supérieur, façiès Aurignacien (Vers 30/33000 B.P.). L'habitat s'établiera, dispersé en hameaux, aux côteaux rocheux de la faille géologique secondaire, ouverte N/S., dite de St Symphorien et en mas épars.

      Une élévation isolée sera choisie comme "lieu sacré" pour de premiers cultes. En simplifiant la chronologie, le site sera de la tribu de l'Helvie. Conquise par les Romains en 121 AJC, il entre dans la province Sénatoriale de la Narbonnaise, subdivision de Provence. Puis au royaume des Burgondes, au Royaume de France (887), Province du Languedoc. Après la Révolution Française, il devient une commune de l'Ardèche, aujourd'hui Région Rhône-Alpes.

      La villae gallo-romaine, dite de "Sainte Colombe" fut établie à Baix au cours du 1er siècle, son temple édifié à l'emplacement des rites anciens. Les labours profonds récents ont permis de recueillir de nombreux tuileaux jetés dans un champ voisin lors de l'intervention des moines. Des fragments de marbre récupérés, sont visibles aux murs. Deux têtes, découvertes au temps des adjonctions, sont insérées dans le mur de la façade ouest, chapelle de la Vierge: Janus, le dieu aux deux visages et, selon toute vraisemblance, Mithra, présent en d'autres lieux ardéchois, rive droite du Rhône. Un cippe a été reconnu dans le jardin voisin.

     Le christianisme naissant suivit les voies remontant le fleuve jusqu'à la capitale des Gaules: Lyon. Les chrétiens, déjà nombreux vers 177/190, sont mal acceptés et souvent persécutés. Cependant, en 315, Constantin le Grand officialise la nouvelle religion. Théodose, en 387, ordonne la destruction des temples païens. Il ne fut pas toujours obéi. A St Symphorien le temple récupéré et réorienté E/O devient une chapelle funéraire. Mais les idoles sont renversées. Ainsi naquit l'une des nombreuses paroisses rurales. Luttant contre le paganisme des campagnes, les disciples de St Martin de Tours (315-395) la placent sous le patronage d'un saint exemplaire: Symphorien, martyr à Autun (178 ou 270 ?) pour avoir refusé d'honorer la déesse de la fécondité Cybèle, à la mode en Gaule. Par la suite, le lieu subira l'infiltration sarrasine (vers 737)....

     En 1112, Léodogaire (Léger ?), Evêque de Viviers de 1096 à 1119, fait don de St Symphoriani Sénec (ainsi que de 7 autres petites paroisses) au jeune prieuré bénédictin St Pierre de Rompon, dépendance de l'abbaye de Cluny. Le prieur de St Symphorien est le sacristain du prieuré.

      Les moines transforment la chapelle, conservée telle jusqu'à nos jours. La façade est ornée d'une fenêtre avec colonnette centrale. Le clocher arcade est plus récent, surmonté d'une croix. Murs extérieurs en moyen et petit appareil de moellons taillés dans des blocs du calcaire abondant. Fenêtres à double abrasement. Nef unique, voûtée en berceau avec doubleaux, arc de gloire important. Couverture sans charpente, en lauzes de calcaire. Cet édifice de 69 M2 ne sera agrandi qu'après 1844, Transformé en église croix latine par l'adjonction de deux chapelles et un choeur. Murs en galets apparents de lave noire, roulés par la rivière depuis le plateau volcanique du Coiron. A leur crête, les lauzes en remploi. La couverture est toujours sans charpente, avec une génoise de trois rangs, en lourdes tuiles, dites romanes. L'ensemble offre à l'oeil deux contrastes singuliers: Extérieur blanc et noir, nef paraissant très haute. Aujourd'hui encore on entre dans l'église en descendant une marche...

     Ce travail fut considérable pour une paroisse catholique aux faibles ressources d'au plus 330 personnes.

     Au 13° S. , forte influence toulousaine. La localité est impliquée dans le mouvement cathare. Guerre des Albigois (1209-1229).En 14­64, 22 feux. Epidémie de peste...

    Le prêtre Jacques Valez prêche la Réforme à Privas en 1534. Fin juillet 1583, à la faveur d'une trêve au cours des guerres de religion, le Consul de St Symphorien, Jacques Prat, reçoit Nicolas de Vesc, Official Général de l'évêché de Viviers, en tournée d'inspection. Il lui déclare: " tous les habitants sont de la R.P.R. (Religion Prétendue Réformée N.  de Vesc dixi). Depuis vingt ans il ne s'est dit aucune messe à St Symphorien". La Contre-Réforme sera animée par François Régis, apôtre du Vivarais, mort de froid et d'épuisement près de La Louvesc, à 43 ans, en 1640. Un reliquaire, classé et une statue attestent de son influence dans la paroisse. Après la Révocation de l'Edit de Nantes , en 1685, les protestants persécutés, fuient à Genève, aux Pays-Bas... quand ils en ont les moyens. Les autres se convertissent du bout des lèvres. On les distingue par N.C.: "nouveaux convertis" les catholiques étant des A.C. (anciens). Ils tiennent des Assemblées clandestines, par exemple au Moulin de Payre.

      En 1735, des fonts Baptismaux (classés) sont incrustés dans le mur, à gauche de l'entrée, proches du bénitier, même datation. Cette dispo­sition est nouvelle et il n'existe que de rares exemplaires. En résumé, l'oeuf de l'Univers porte une boule, la terre, surmontée de la croix du Christ. L'insertion partielle dans le mur est un autre symbole : chaque enfant devient une "pierre" de l'église vivante, comme chaque "pierre° élément de l'église édifice. On compte 52 feux N.C. pour 10 A.C. en 1740.

     La chapelle, dite "église" pour désigner l'une des quatre sections communales, est fermée lors de la Révolution Française. Cependant l'unique cloche (1680) n'est pas livrée à la fonderie pour cause de nécessaire pour sonner le tocsin. Le Concordat ignore St Symphorien, les fidèles ont le choix entre les paroisses de Chomérac et St Lager. Par tous les temps, trois ou quatre kilomètres par des chemins diffi­ciles. Le cimetière ne sera désaffecté qu'en 1875. Date de l'ouverture d'un cimetière commun aux catholiques et aux protestants. Auxquels, en 1808, Napoléon 1er a confié la chapelle. Ils l'utiliseront peu, pour quelque culte l'hiver, où le catéchisme, jugée trop petite.

     A Brune, nouveau village d'artisans et de commerçants qu'ils ont créé, sur la "grande" route de Baix à Privas, ils construisent, à leurs frais un Temple important, inauguré le 12 décembre 1836, qui rayonnera, sur un territoire considérable : St Lager, Baix; St Vincent, Cruas... malgré ceux, proches, de Chomérac et Le Pouzin. La chapelle devenue disponible, les catholiques font pétition auprès du maire et en appellent au député. Le 31 mars 1844, une ordonnance du Roi Louis Philippe érige l'église en succursale. En 1854, on compte 649 habitants: 325 catholiques romains et 324 calvinistes.

     Sous le second Empire, la commune est florissante. Mais le phylloxéra (1885), la disparition progressive de l'élevage du ver à soie, puis l'hécatombe de la 1ére Guerre Mondiale, rendent inexorable un déclin dramatique. En 1918, moins de 400 habitants, mais dix-sept noms inscrits au monument élevé en 1920, en souvenir de ces Morts pour la France. Noël 1926, l'électricité est à Brune. Quelques années plus tard toute la commune est électrifiée. La 2ème Guerre Mondiale n'arran­ge pas les choses . Les terres labourables ne peuvent pas subvenir aux besoins d'une population de petits propriétaires ou fermiers. L'activité de Brune décroît. Malgré le remembrement et la distribution de l'eau potable, en 1960, restent 198 habitants.

    Depuis cette date, pour des raisons analogues à sa première occupation, le site attire de nouveaux résidents. Des actifs exerçant de nombreuses professions. 519 habitants en 1990, quelque 700 en cette fin de siècle. Au cours des années 80, une école de quatre classes est construite, une Maison du Temps Libre, une mairie fonctionnelle. Le temple est restauré. L'église, qui menaçait ruine, n'était reconnue ni par la commune, ni par l'évêché. Cette situation pour le moins inso­lite prend fin en 1985, après de longues démarches. L'édifice de vient monument ancien et reçoit une toiture neuve, sous la surveillance de l'Architecte des Monuments de France.

     Dans le même temps, une Commission classe une partie du mobilier, sans valeur marchande: Fonts Baptismaux évidemment. Signifiant, le reliquaire de St Régis. Un tableau, qui se dégrade faute de restauration, représen­tant St Dominique (né en 1170) recevant le rosaire. Présence non fortuite, qui rappelle le mouvement Cathare. Une parure d'autel offerte par Napoléon III au cours d'un séjour au château de Granoux (St Lager) La statue d'une vierge auxiliatrice adolescente et une croix de pro­cession. Autre mobilier intéressant: le tableau d'une vierge Martyr, celui de Symphorien conduit au supplice sous les murs d'Autun, une statue de St Pierre, vêtu à la romaine, qui rappelle le patronage des Moines de Rompon. Noter encore les statues de St Joseph, de N.D. de Lourdes, de Ste Thérèse de Lisieux, de St Régis et de St Antoine de Padoue. Tabernacle élégant.

     Cette brève relation historique montre qu'aux yeux de l'église romaine la paroisse a été touchée, successivement, par toutes les dérives, païennes et hérétiques. Ce contexte ne favorisait pas la constitution de quelque confrérie ou autre organisation, processions, fêtes, etc... Aucune célébration n'est rapportée aux 19° et 20° Siècle. Pour cause de double hagiographie, Symphorien n'a même plus sa fête, le 22 aôut, au calendrier des Postes.

     Cependant, en France, une vingtaine de communes portent encore son nom. On ne compte pas les lieux-dits, chapelles, paroisses qui furent placés sous son patronage. Son plus beau fleuron a été annexé par la ville de Tours. Le blason de Symphorien, remis à l'honneur récemment, est illustré par un poisson ailé, agile dans les eaux comme dans les airs. Souvenir de l'expansion rapide de son patronage en France, Belgique, Allemagne, Luxembourg ... A St Symphorien d'Ozon (Rhône) il est porté par deux lions.

     Vers 1985 un projet d'association des "St Symphorien" de France a échoué: Difficultés diverses, éloignement, voire indifférence ?

 

                                                                                                                                                       R.M.               09.09.1999.

 

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PRESENTATION de SAINT SYMPHORIEN sous CHOMERAC

 

 

"TOUT" SUR ST SYMPHORIEN sous CHOMÉRAC

 

 

Coordonnées géographiques :   Latitude : 44° 43' 10'' Nord  

                                                  Longitude : 4° 42' 16''  Est

Altitude :  Minimum : 110 m   Moyenne : 252 m  Maximum : 394 m     Mairie:  160 m

Superficie :  786 ha

Population :  682  hab. en 1999       716 hab en 2007     693 hab en 2009

Avec environ 50 % de femmes et 50% d'hommes

Densité de population : environ 90 hab./ km²

Logements :  270 en 1999     et 312 en 200

En 2007 :  268 résidences principales,  32 résidences  secondaires ou occasionnelles et 12 logements vacants

Densité de logements : environ 40 logements/ km²

 

Vous obtiendrez une multitude d'autres renseignement en cliquant sur le lien ci-dessous

 

http://www.cartesfrance.fr/carte-france-ville/population_07298_Saint-Symphorien-sous-Chomerac.html

 

 

 

 

 

Date de dernière mise à jour : 07/02/2017

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